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Saint Symphorien (Mettray)


Saint Symphorien, Martyr

1 place de l'Église, 37390 Mettray - Montrez-moi sur la carte

Historique général

La première mention de l'église de Mettray dans les archives remonte à la fin du XIIIe siècle, en 1290. A cette époque, l'église se constituait d'une nef unique prolongée par une tour quadrangulaire reposant sur quatre imposants piliers. Dans le prolongement de la nef puis de cette tour se situaient le chœur, ainsi que le sanctuaire, ce dernier étant fermé par un chevet plat. Au niveau de la tour du clocher, deux chapelles de taille inégale s'ouvraient au nord et au sud, formant les deux bras d'un transept. La nef, le chœur et ces chapelles étaient coiffés d'une voûte en bois en forme de carène de bateau renversée. Hormis cette description, mentionnée dans un inventaire de 1763, nous ne possédons aucun renseignement sur l'église durant tout le Moyen Age.

Ce n'est qu'au début du XVIe siècle que l'on retrouve mention de l'église de Mettray dans les archives. La commune de Mettray possède l'un des plus vieux registres paroissiaux d'Indre-et-Loire. Ce document, commencé en 1540 se trouve maintenant conservé aux Archives Départementales d'Indre-et-Loire. L'édifice du XIIIe siècle est alors doté d'une vaste chapelle seigneuriale et une nouvelle sacristie au sud est. Au XVIIe siècle, l'église est une nouvelle fois agrandie par l'adjonction d'une petite chapelle, au nord est cette fois. Mais en dépit de ces agrandissements, l'entretien de l'église est négligé jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, faute de terrain d'entente entre les différents habitants responsables. Il faut attendre 1763 pour qu'une sérieuse campagne de restauration soit menée à l'initiative du père Pierre-Brice Mangeonneau, curé de Mettray. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, la nef de l'église abrita un grand nombre de sépultures de notables locaux et de prêtres de Mettray.

Lors de la Révolution Française, vers 1790, l'église de Mettray est pillée et les tombes de la nef profanées. En 1794, les biens de la paroisse (terres, mobiliers…) sont saisis et vendus comme biens nationaux, et l'église est officiellement fermée ; le culte catholique étant alors interdit.

Pour réparer les dommages survenus durant la Révolution, un nouveau programme de restauration est entrepris pendant la première moitié du XIXe siècle. Ainsi en 1844, le conseil de fabrique agrandit l'édifice par la construction d'une vaste chapelle au nord, remplaçant ainsi la petite chapelle du XVIIe siècle, devenue trop exigüe. Le plan intérieur de l'église acquiert ainsi la configuration qu'on lui connaît aujourd'hui.

En mars 1847, un incendie se déclare dans la sacristie et ravage le chœur ainsi que les chapelles nord et sud de l'édifice. Le mur du chevet médiéval et sa verrière des XIIIe et XVIe siècles sont miraculeusement épargnés. Ce n'est qu'à partir de 1866 que les architectes G. Guérin et A. Hardion livrent les premiers plans de reconstruction de l'église. Parti est pris de reconstruire un nouvel édifice, doté d'un nouveau clocher, tout en y intégrant et remaniant les murs de la nef et du chevet de l'église antérieure. C'est l'église actuelle.

Depuis 1992, la paroisse de Mettray est desservie par les curés de l'église Saint Pie X à Saint-Cyr-sur-Loire, puis elle est intégrée en 1993 au sein de la nouvelle paroisse Notre Dame de Choisille, qui regroupe encore aujourd'hui les quatre églises des communes de Saint-Cyr-sur-Loire, La Membrolle-sur-Choisille et Mettray.


Curiosités

Témoin authentique de l'architecture et de l'Art de la seconde moitié du XIXe siècle, l'église de Mettray offre au regard une certaine homogénéité tant par ses dimensions bien proportionnées que par son unité de style.
Cependant, l'intérêt du mobilier qu'elle renferme reste d'une portée très limitée du point de vue historique du fait de sa médiocre qualité et de sa relative banalité compte tenu de l'époque. Signalons toutefois quelques curiosités qui font l'originalité de cette église :

Vitraux

L'église possède une verrière anonyme du début du XVIe siècle classé Monument Historique. Situé dans le chevet, elle représente la présentation des donateurs du vitrail à la Vierge Marie par Saint Pierre et Saint Michel. Au sommet de la baie se trouve un médaillon représentant un Christ en Majesté datant de la fin du XIIIe siècle. Les autres verrières de l'église sont dues aux maîtres verriers tourangeaux J. et L. Fournier et J.L. Lobin. Elles datent toutes du dernier quart du XIXe siècle (1875 à 1883) à l'exception de deux médaillons de Lux Fournier réalisées dans les années 1930. Cet ensemble est remarquable par son élégance et son homogénéité.

Stalles
Les stalles, aujourd'hui situées dans les chapelles sud et nord datent de la seconde moitié du XIXe siècle. Elles ont la particularité de posséder des miséricordes sculptées. Ces petites consoles servaient d'appui aux titulaires de stalles lorsque ceux-ci devaient se mettre debout. Elles se situent au revers de chaque siège (chacun peut se relever) et sont toutes ornées différemment par des créatures fantastiques, des grotesques, ou encore des décors végétaux...

Tableau
Dans la chapelle nord, se trouve un tableau peu commun, où figurent deux crucifix disposés sur une toile rouge. Ceux-ci provenaient de salles de classes d'où ils avaient été retirés, suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat de décembre 1905. Au milieu du XXe siècle, le tableau fut retiré de la vue des paroissiens, dépouillé de ses deux crucifix, puis entreposé jusqu'à sa redécouverte et sa restauration dans les années 1990.

Drapeau
Au dessus de l'autel du Sacré Cœur, dans la chapelle sud, une bannière datant de la Première Guerre Mondiale y est suspendue. Arborant les couleurs de la République Française, cette bannière, emblème de tout un bataillon, n'existerait qu'à très peu d'exemplaires.

Baptistère
Sous le clocher, sur le côté nord, se trouve un baptistère en marbre noir avec un couvercle en fer. Réalisé à la fin du XIXe siècle, ce baptistère est séparé du reste de la salle par une légère surélévation et une grille en fer forgé.

Le clocher renferme quatre cloches. La plus grosse se nomme Henri et pèse 612 Kg. La moyenne cloche a pour nom Marie Martin et pèse 320 Kg. La petite cloche, d'un poids de 188 Kg, s'appelle Mathilde. Ces trois cloches, qui donnent respectivement les notes FA, LA et DO, sont toujours actionnées manuellement. Enfin, le clocher possède encore un ancien braillard, c'est-à-dire un timbre qui servait exclusivement à l'usage de l'horloge. Ce timbre est aujourd'hui désactivé.



Dernière modification le : 08/12/2019 @ 18:47
Catégorie : Les clochers

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